dimanche 15 août 2010

L'atelier des Marmitonnes # 30

Puisque le vilain mot "régime" est entré dans notre maison aujourd'hui, je peux encore vous montrer le gâteau d'avant-hier !! Je l'ai préparé avec ma grande marmitonne mais, prises dans le feu de l'action, nous avons complètement oublié de faire des photos pour le pas à pas ... tant pis ! Nous sommes parties d'une bête recette de fondant au chocolat que nous avons améliorée à notre manière pour en faire un croquant fondant au chocolat.

Préchauffer le four à 210°.
Dans une casserole, briser 200 grammes de chocolat noir ajouté à 125 grammes de beurre. Faire fondre doucement au bain-marie.
Pendant que ça fond, mélanger dans une jatte 100 grammes de sucre, 2 cuillères à soupe de farine, un sachet de levure, 100 grammes de pralins et 3 jaunes d'œufs.
Verser le chocolat et le beurre fondus et mélanger délicatement. 
Monter les 3 blancs d'oeufs en neige ferme et les incorporer au mélange.
Verser dans un moule beurré.
Enfourner 15 minutes seulement : le milieu doit rester à peine cuit  pour faire le fondant  (les pralins donnent le croquant).

samedi 14 août 2010

Le Roman théâtral de Mikhaïl BOULGAKOV


"En lisant une nouvelle où il était question d'un certain journaliste - le titre était : Le Locataire forcé - je reconnus soudain le divan déchiré avec son ressort qui pointait, le buvard sur la table ... Autrement dit, le personnage de cette histoire, c'était moi. Mêmes pantalons, même tête enfoncée dans les épaules, même regard farouche ... moi, en un mot !"

La vie est pleine de hasards ... Alors que je venais de lire Le Roman de Monsieur Molière grâce au défi "Quand les livres ont des elles" (billet ici), une amie m'a offert un autre livre de Boulgakov que je viens de dévorer.

 Derrière cette très belle couverture se cache un récit qui joue avec les codes et avec le sens (j'allais écrire le "bon sens" du lecteur). Le Roman Théâtral n'est pas exactement un roman sur le théâtre : c'est plutôt le roman d'une vie bien réelle de  romancier qui ne se rêve pas dramaturge, ou encore la mise en scène théâtrale d'une existence romanesque. On peut tourner cela comme on veut ou presque tant Boulgakov joue avec les faux semblants et l'illusion, avec les genres littéraires également. 
Un jeune journaliste assez pathétique, Maksoudov, essaie de percer les mystères du monde littéraire dans lequel il cherche sa place. Alors qu'il pense que personne n'a lu son unique roman, un homme le contacte pour l'adapter au théâtre, ce qui l'oblige à sortir de sa torpeur pour se remettre au travail. Très vite, le metteur en scène le harcèle pour opérer des modifications absurdes dans son texte. Maksoudov a beau refuser, il constate à ses dépends que son œuvre n'est plus celle qu'il a composée, que le metteur en scène se l'est appropriée au point de la lui voler ...
 Ce roman (autobiographique), jamais publié du vivant de Boulgakov , est inachevé mais il est néanmoins un témoignage passionnant sur la création littéraire et la censure sous le régime soviétique (ce qui fut jadis l'un des axes de feu ma thèse !). Pour autant, le livre est loin d'être d'un pesant sérieux : c'est du Boulgakov ! Drôle, déjanté, parfois complexe voire confus, toujours plein d'auto-dérision ... J'ai parfois (souvent, au début) eu du mal à suivre le fil de la pensée du narrateur (mais ne s'égare-t-il pas lui-même ?), mais je me suis amusée autant que j'ai trouvé matière à réfléchir.

vendredi 13 août 2010

Scrap de rentrée

Fort heureusement, la rentrée est encore loin mais je ne peux m'empêcher d'y penser, déjà ... Pour tromper la montée du stress, je me suis occupée à scrapper mon agenda ! N'étant pas entièrement satisfaite du résultat, je pense le modifier encore un peu d'ici septembre alors vos avis éclairés sont les bienvenus. J'ai acheté un agenda tout simple et pas cher (3.25 euros) en grande surface. Le voici tel que je l'ai acheté à gauche puis à droite sans sa couverture plastifiée :



J'ai collé du masking tape sur la tranche puis j'ai travaillé le fond de page en tamponnant légèrement avec du coton et une éponge en mousse chipée à mes filles, en alternant deux couleurs d'encre : du gris / argent et du rouge :


J'ai insisté sur les bords avec l'encre rouge :


Pendant que ça séchait, j'ai coupé un morceau d'élastique blanc que j'ai coloré des deux côtés avec de l'encre distress appliquée avec un morceau d'essuie-tout :


Posted by Picasa Ensuite j'ai mesuré, coupé, collé, imprimé, utilisé mes feutres, encré, tamponné, tout ça dans un joyeux désordre :



Evidemment, je n'ai finalement pas utilisé tous les papiers que j'avais sortis ... Bref, ça donne ceci :



avec en 1. la couverture, sans l'élastique qui ferme l'agenda
en 2. l'arrière de l'agenda
en 3. l'intérieur de la couverture arrière, où sont cachés les morceaux d'élastique
en 4. la couverture fermée avec l'élastique


vendredi 6 août 2010

Vacances 2


A la semaine prochaine !

mercredi 4 août 2010

Le grain de sel des Demoiselles # 19

Ca fait bien longtemps que je ne vous ai pas présenté de nouvel album pour enfants et pourtant nous en lisons tous les jours ! Certes, mes Demoiselles aiment lire et relire ceux qu'elles connaissent et aiment, comme tous les enfants je suppose, mais quelques nouveautés ont tout de même rejoint nos étagères, comme La Petite Poule qui voulait voir la mer de Christian Jolibois et Christian Heinrich.


petitepoulemerCarmela n'est pas une petite poule comme les autres : pondre ne l'intéresse pas, se coucher avec les poules encore moins ! Son rêve est de voir la mer dont lui parle tant son ami Pedro le Cormoran.
Une nuit, elle quitte son poulailler et toute sa famille pour entamer une longue marche vers l'océan. Quel émerveillement  lorsqu'elle le découvre ! Heureuse, Carmela s'amuse dans la mer et s'y endort. A son réveil, la rive est bien loin et la petite poule panique ... Heureusement trois grands bâteaux arrivent, repèrent la petite poule qui monte à bord du Santa Maria où elle rencontre ... Christophe Colomb avec lequel elle va découvrir l'Amérique et rencontrer un joli poulet indien ...

Ce livre est publié dans la collection Kid Pocket : ce n'est pas à proprement parler un album mais plutôt un court récit, un premier petit roman pour des enfants qui découvrent la lecture en autonomie. Nous n'en sommes pas encore là mais je partage le plaisir de mes filles à la lecture de cette histoire amusante riche en rebondissements. Les illustrations restent très présentes, variées et elles aident les plus petits à la compréhension de l'histoire.
Carmela a un fichu caractère qui la mène dans des aventures loufoques. La MiniRikiki aime tout particulièrement la page où plusieurs vignettes racontent (sans aucun commentaire !) comment elle pond son premier œuf et ma Grande Demoiselle est tout émue de l'amour qui naît entre Carmela et son Titikot ! Les parents d'enfants un peu plus grands apprécieront sans doute que cette jolie aventure inculque également un peu d'histoire et de culture générale à leurs petits. 
Bref, c'est une belle réussite que ce livre !


5/11

mardi 3 août 2010

Les tartines estivales


Les vacances, la châleur, le farniente invitent à casse-crouter un peu comme on veut, sans trop se compliquer la vie. Ici, on aime bien se faire des tartines en tout genre et en ce moment, les rillettes de sardines sont à l'honneur. C'est bon et très rapide à faire ! Pas mal de variantes sont possibles et la base se réalise avec peu d'ingrédients : 




Dans un grand bol, presser un demi-citron vert et garder la pulpe. Ajouter deux boîtes de sardines à l'huile d'olive, deux ou trois parts de fromage frais, de la ciboulette ciselée, du sel, du poivre. Mélanger le tout. C'est prêt ! Réserver au réfrigérateur et servir très frais. 





C'est délicieux quand on y ajoute de l'avocat coupé en petits morceaux (et citronné pour éviter qu'il brunisse) mais malheureusement nous peinons à en trouver de bons en ce moment. 
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dimanche 1 août 2010

L'Evangile selon Pilate d'Eric-Emmanuel SCHMITT


"(...) L'affaire Yéchoua n'est pas seulement une énigme, mais un mystère. Rien de plus rassurant qu'une énigme : c'est un problème en attente provisoire de sa solution. Rien de plus angoissant qu'un mystère : c'est un problème définitivement sans solution. Il donne à penser, à imaginer ... Mais je ne veux pas penser. Je veux connaître, savoir. Le reste ne m'intéresse pas. C'est pour cela que depuis deux jours, je ne suis qu'un silence long, compact, piqué de petits murmures sans conséquence, un silence lourd et immobile comme une urne de marbre."

Je m'étais inscrite à l'opération logo_schmitt organisée par Pimprenelle mais mon cerveau en vacances a mal mémorisé la date et je me suis trompée ... Mea maxima culpa, je n'ai pas été capable de publier mon billet le bon jour puisque c'était le jour de mon départ en vacances et que je n'avais pas anticipé cela ! En outre, il ne s'agissait pas pour moi d'une découverte d'Eric-Emmanuel SCHMITT puisque j'avais déjà lu plusieurs romans de cet auteur dont Quand j'étais une oeuvre d'art et  La Secte des égoïstes dont vous pouvez lire le billet ici. Toutefois, j'ai pris plaisir à retrouver sa plume et je remercie Pimprenelle de m'en avoir donné l'envie en organisant ce petit défi !

PilateL'Evangile selon Pilate s'organise en deux parties. Dans la première, Yéchoua raconte de manière rétrospective sa vie, la découverte de son destin particulier, son incrédulité et ses doutes quant à la mission dont il est investi. Ce récit est d'autant plus touchant qu'il est fait depuis le jardin des Oliviers alors que Yéchoua attend qu'on vienne l'arrêter pour le condamner.
La seconde partie se veut un échange épistolaire entre Pilate et son frère. Même si le dispositif narratif est plus que bancal (en fait d'échange, un seul épistolier écrit et ses lettres contiennent tant de dialogues qu'elles n'en sont plus vraiment), le plaisir du lecteur est encore au rendez-vous car on suit les interrogations de Pilate qui ne croit pas en la résurrection de Yéchoua et qui donc enquête pour percer ce mystère. Il fait part de l'avancée de ses investigations à son frère avec lequel il partage ses doutes, ses espoirs, ses déceptions. Ces lettres montrent ainsi un homme en pleine réflexion, un homme que la réalité conduit à abandonner peu à peu ses convictions pour devenir un autre.

Alors que la religion n'est pas l'un de mes sujets de prédilection, j'ai vraiment eu plaisir à lire ce livre. J'ai retrouvé avec bonheur le style tantôt poétique tantôt humoristique de Schmitt et j'ai aimé la construction de ce récit qui propose deux points de vue différents mais tout deux inouïs de la vie, la mort, la résurrection du Christ. J'ai surtout été touchée dans la première partie par cet homme qui attend la sentence de ceux qui ne le comprennent pas. Paradoxalement, les deux narrateurs, Yéchoua et Pilate, se ressemblent malgré leurs divergences car tous deux sont plongés en plein doute, au point que leur manière de penser, d'être, d'envisager la vie et les autres s'en trouve peu à peu modifiée.
Enfin, loin d'être didactique, ce livre est d'abord iconoclaste : aborder un tel sujet est en soi bien audacieux, mais le faire avec dérision voire provocation tout en faisant la part belle à l'émotion était une gageure que l'auteur a relevée haut la main.