vendredi 18 septembre 2009

Boîte à déj # 2


J'ai eu tout le temps de penser à cette deuxième boîte à déj et pourtant, comme la première, elle a été préparée à la dernière minute avec les moyens du bord ... Peut-être serai-je plus motivée lorsque j'aurai reçu les jolis bentôs que j'ai commandés et qui sont partis avant-hier de Kyoto !!!

Pour cette fois, j'ai repris mes vieilles boîtes avec à droite, du riz cuit dans de l'eau parfumée au jasmin, quelques rondelles de courgettes légèrement grillées avec une goutte de vinaigre balsamique, trois tomates cerises et quelques dés de cantal.
En dessert, à gauche, du pamplemousse saupoudré d'un peu de sucre vanillé et quelques éclats de chocolat noir.
J'avais peur d'avoir faim mais comme je mange peu en ce moment, je n'ai finalement pas réussi à tout avaler !

mercredi 16 septembre 2009

Dessert surprise !



Hier, alors que j'ai passé l'après-midi seule chez moi, une réunion tardive m'a fait sortir à l'heure où rentrait ma petite famille pour ne rentrer que bien après le coucher de mes enfants. Afin de ne pas être complètement absente de leur soirée, je leur ai préparé une petite surprise avec cet entremets chocolat ~ pamplemousse, un peu long mais très simple à réaliser ! Il m'a été inspiré par des recettes notées un jour au gré d'une balade de blog en blog mais, bêtement, je n'ai pas relevé sur quel blog j'ai trouvé une grande partie de cette recette alors si vous la reconnaissez comme étant la vôtre, n'hésitez pas à vous manifester !

Pour 6 verrines.
Dans une casserole, mélanger 500 ml de lait avec 50 grammes de sucre et 30 grammes de maïzena. Chauffer à feu doux quelques minutes en remuant puis ajouter 60 grammes de chocolat noir. Porter à ébullition puis couper le feu dès les premiers bouillons. Laisser épaissir une à deux minute(s). Remplir un tiers des verrines puis laisser prendre et refroidir à température ambiante. Réserver le reste de crème au chocolat.

Presser le jus d'un pamplemousse et le faire chauffer à feu doux avec 75 grammes de sucre et une cuillère à soupe de maïzena en remuant.
Dans un bol, battre deux œufs. Les ajouter dans la casserole hors du feu et mélanger vivement. Remettre sur le feu et porter à ébullition sans cesser de remuer. Couper le feu dès les premiers bouillons et laisser épaissir une à deux minute(s).
Quand la crème au chocolat est froide, verser 3 à 4 cuillères à soupe de crème au pamplemousse. Laisser prendre et refroidir avant d'ajouter 1 à 2 cuillère(s) à soupe de crème au chocolat.

Pour décorer mais aussi ajouter un peu de croquant, briser 3 petits beurres et les réduire en poudre avec un sachet de sucre vanillé. Ajouter des petits granulés colorés et saupoudrer les verrines de ce mélange.
Réserver quelques heures au réfrigérateur avant de déguster.
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mardi 15 septembre 2009

La Vigie et autres nouvelles de Thierry JONQUET

"Il allait mourir. Il l'avait annoncé aux autres, la veille. C'était un de ces jours de janvier, sombre et plat, où les gars se sentaient d'humeur morose et évitaient de parler, comme si le silence permettait de hâter la venue de la nuit."

hommage

Dès l'annonce du décès de Thierry Jonquet à la mi-août, Stephie a eu la belle idée de lui rendre hommage et d'inviter les blogueurs lecteurs à faire de même. Depuis, les semaines ont filé, ma rentrée chaotique m'a empêchée d'écrire ici aussi souvent que je le voulais, mais je n'ai pas pour autant cessé de lire et j'en ai profité, entre autres, pour relire le recueil La Vigie et autres nouvelles, lu il y a 2 ou 3 ans.

la_Vigie En re-découvrant ces 9 nouvelles, j'ai tout de suite retrouvé ce que j'aime dans l'écriture de Thierry Jonquet : cette aptitude à traduire l'âpreté du quotidien sans se départir de cet éternel humour noir, humour qui grince au moins autant que la vie suinte. Malgré des registres variés, ces 9 nouvelles ont en commun de dire la banale noirceur du monde, celle par exemple qui enveloppe l'univers du "Témoin" qui est plongé jusqu'au cou dans une vie qu'il tente vainement de fuir ; celle encore des "Gars du 16" pour qui l'univers concentrationnaire est devenu un simple quotidien ; celle enfin du mystérieux narrateur de "La Bataille des Buttes-Chaumont" qui n'est pas sans rappeler le narrateur de LaBête et la Belle , roman sans doute le plus marquant de Thierry Jonquet ... Comme dans ce roman d'ailleurs, l'art de manipuler le lecteur en le menant sur de fausses pistes lui assure le plaisir de se laisser surprendre par la chute, en particulier dans "Natalya" dont la fin réserve une drôle de surprise, laquelle se teinte néanmoins aussitôt de pathétique.

Même si le réalisme social domine ces nouvelles, place est faite à la fantaisie, voire à un petit vent de folie, dans des nouvelles comme "la Colère d'Adolphe" qui nous transporte aux Enfers où de grands musiciens se retrouvent et attendent le mort suivant en bataillant sur des considérations musicales. tjonquet
C'est sans doute à cause d'un tel mélange de genres, de registres, que la quatrième de couverture qualifie ce recueil de baroque : en effet, variété, incongru, mouvement, pont jeté entre passé, présent mais aussi anticipation du futur caractérisent ces nouvelles. On rit, jaune ; on s'émeut, vraiment.

Des nouvelles âpres et singulières

samedi 12 septembre 2009

Du réconfort pour le week end



Après une rude semaine, rien de tel qu'un petit remontant concocté pour le week-end ! Je me suis laissée aller à l'improvisation et je suis toute contente du résultat. En effet, j'avais envie de revisiter une recette simple que tout le monde connaît en y invitant des saveurs inhabituelles. C'est ainsi que ce cake aux pistaches et au thé noir aux amandes est venu inaugurer notre week end !

Préchauffer le four à 200°.
Réduire en poudre 2 cuillères à café bien pleine de thé. J'ai choisi le thé "Pleine Lune" de Mariages Frères pour son parfum à la fois prononcé et engageant. Il s'agit d'un thé noir fruité aux amandes.

Dans un grand bol, mélanger la poudre de thé à 120 grammes de farine et 5 grammes de levure. Réserver.
Séparer deux jaunes de deux blancs d'œufs.
Dans une jatte, battre les jaunes d'œufs avec 100 grammes de sucre glace jusqu'à obtenir une pommade. Ajouter progressivement 50 grammes de poudre d'amandes, puis 100 grammes de beurre salé coupé en petits morceaux. Bien mélanger (être patient car c'est assez compact). Verser un petit suisse nature et l'incorporer soigneusement.
Dans une seconde jatte, saler légèrement les blancs d'œufs et les monter en neige.
Verser progressivement le mélange de farine / levure / thé dans la première jatte en mélangeant constamment. Incorporer peu à peu les blancs en neige. Mélanger délicatement. Répartir une quinzaine de pistaches entières.
Beurrer un moule à cake puis y verser la pâte.
Baisser la température du four à 160° et enfourner le cake. Cuire 40 minutes puis attendre 10 minutes avant le démoulage.
Le goût est surprenant : plein de saveurs mélangées et plutôt délicat !
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dimanche 6 septembre 2009

Nouvelle rubrique ... contrainte et forcée !


Quand je disais (dans les commentaires à l'avant-dernière note) que l'année allait être rude ... Mon emploi du temps est si mal conçu que, bien que travaillant à temps partiel, je vais passer beaucoup de temps à mon travail et qu'en plus de cela je peux faire une croix sur mes pauses déjeuner passées jadis (il y a 2 mois encore, il y a une éternité) en compagnie de ma Moitié. Comme le mot "cantine" n'appartient pas à mon vocabulaire, que celui de "sandwich" me fait de l'œil (j'adore ça !) mais me fait grossir aussi vite qu'il fait maigrir mon porte-monnaie, je vais tenter l'expérience de la boîte à déj' qui, pourquoi pas, deviendra peut-être un jour bentô, et j'en profite pour inaugurer une nouvelle rubrique ici.

Cette semaine, je me suis laissé surprendre par cet emploi du temps découvert mardi et j'ai improvisé ma première boîte à déj' vendredi avec ce que j'avais dans le frigo. Au menu dans la grande boîte, de haut en bas : du céléri râpé avec une petite vinaigrette au vinaigre balsamique, quelques petits morceaux de jambon blanc (mais ça ne va pas durer je déteste le jambon blanc !), une demi-tranche de pain de mie complet coupée en deux, des tomates cerise et des petits morceaux d'emmenthal. Dans la boîte ronde : une nectarine et du raisin. En dessert, une madeleine aux fruits confits cuisinée avec amour par Olives et arrivée avec ses copines madeleines aux pépites de chocolat le matin même par transporteur spécial (oui, je suis chouchoutée, moi :-)) !

Si je n'avais plus faim sur le moment, dès 17h j'avais un sacré creux à l'estomac ! Va falloir que je perfectionne tout cela ...

samedi 5 septembre 2009

saveur d'été



En cette rentrée pluvieuse et déjà trop dévoreuse de temps libre, ça fait du bien d'évoquer les recettes estivales que je n'ai pas encore chroniquées ici, comme celle de ce tout simple tiramisu aux cerises.
Pour 4 verres.
Laver et dénoyauter 500 grammes de cerises. Réserver 4 demi-cerises. Mettre les autres dans une casserole avec 50 grammes de sucre. Couvrir et cuire à feu doux pendant 5 minutes environ.
Casser en morceaux 4 biscuits à la cuillère et les déposer au fond des verres. Récupérer le jus des cerises et le verser sur les biscuits. Ajouter une partie des cerises au fond des verres.
Séparer les blancs des jaunes de 2 œufs et monter les blancs en neige. Réserver.
Dans une jatte, verser 250 grammes de mascarpone. A l'aide d'un fouet le battre avec les 2 jaunes d'œufs et 25 grammes de sucre. Ajouter les blancs en neige puis verser une partie sur les cerises dans les verres.
Ajouter une nouvelle couche de cerises puis une couche de mascarpone. Terminer par une demi-cerise pour décorer.
Placer les verres au réfrigérateur pendant 4 h au moins.


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mardi 1 septembre 2009

La Chaussure sur le toit de Vincent DELECROIX

"C'est curieux, finit par remarquer le premier, le plus jeune, toutes ces fenêtres d'appartement.
Qu'est-ce qu'il y a de curieux là-dedans ?

Toutes ces vies différentes qui se cachent derrière ces vitres. Je me demande ce qui s'y passe."

Voici un livre lu sur la plage cet été et dont je n'avais pas encore pris le temps de parler. En un sens, ce n'est pas plus mal car ça me donne l'occasion de m'interroger sur ce qu'il me reste de cette lecture, 3 semaines plus tard ...

chaussure_sur_le_toit

Une chaussure échouée sur un toit, tout un immeuble d'habitations dont les fenêtres donnent sur ce toit et une kyrielle de personnages qui s'approprient tous, à leur manière, l'histoire qui a mené cette chaussure à cet endroit pour le moins incongru : l'idée est originale et on hésite à qualifier le résultat de roman (de fait, la trame narrative entre les chapitres est ténue, même si la lecture d'un chapitre offre parfois un nouveau regard sur un autre chapitre) ou de recueil de nouvelles (chaque chapitre constitue un récit à part entière, néanmoins lié aux autres). Peu importe à vrai dire ! Les récits sont rondement menés et l'auteur a ce don des novellistes de faire vivre personnages et situations en quelques mots. Certaines "nouvelles" sont à chute, d'autres moins ; certaines sont émouvantes, d'autres amusantes. A l'issue de "Le syndrome Conte de fée" qui est le récit central mais également le plus long, une note révèle la genèse du livre, lequel serait en partie autobiographique ... à moins que ce ne soit un leurre. On sent vite en effet que l'auteur, Vincent Delecroix, aime à jouer avec son lecteur !

Même si je dois bien reconnaître que quelques semaines après, il ne me reste pas grand chose de cette lecture si ce n'est une émotion à la pensée du 1er chapitre, "La vérité sort-elle de la bouche des enfants ?"qui est de loin celui que j'ai préféré, je n'ai plus qu'une idée vague du reste, mais une idée cependant plaisante. delecroix
C'est en somme un livre d'une lecture agréable, étonnant par son écriture qui fonctionne comme un kaléidoscope (les mêmes éléments créant sans cesse une figure nouvelle lorsqu'on tourne autour d'un axe), plaisant parce qu'il fait pénétrer le lecteur dans l'intimité des appartements et donc des êtres qui y vivent, invitant parfois à la réflexion (l'auteur est philosophe), s'amusant ouvertement avec le lecteur, sans être pour autant inoubliable. Il n'en a d'ailleurs peut-être pas la prétention !

Pour le plaisir et parce que l'occasion s'y prête, voici ce qu'il y avait ce soir sur le toit en face de chez moi :
P1150149
C'est en le voyant que j'ai re-pensé à ce livre et eu envie de vous en parler, enfin !

Une lecture divertissante