dimanche 1 août 2010

L'Evangile selon Pilate d'Eric-Emmanuel SCHMITT


"(...) L'affaire Yéchoua n'est pas seulement une énigme, mais un mystère. Rien de plus rassurant qu'une énigme : c'est un problème en attente provisoire de sa solution. Rien de plus angoissant qu'un mystère : c'est un problème définitivement sans solution. Il donne à penser, à imaginer ... Mais je ne veux pas penser. Je veux connaître, savoir. Le reste ne m'intéresse pas. C'est pour cela que depuis deux jours, je ne suis qu'un silence long, compact, piqué de petits murmures sans conséquence, un silence lourd et immobile comme une urne de marbre."

Je m'étais inscrite à l'opération logo_schmitt organisée par Pimprenelle mais mon cerveau en vacances a mal mémorisé la date et je me suis trompée ... Mea maxima culpa, je n'ai pas été capable de publier mon billet le bon jour puisque c'était le jour de mon départ en vacances et que je n'avais pas anticipé cela ! En outre, il ne s'agissait pas pour moi d'une découverte d'Eric-Emmanuel SCHMITT puisque j'avais déjà lu plusieurs romans de cet auteur dont Quand j'étais une oeuvre d'art et  La Secte des égoïstes dont vous pouvez lire le billet ici. Toutefois, j'ai pris plaisir à retrouver sa plume et je remercie Pimprenelle de m'en avoir donné l'envie en organisant ce petit défi !

PilateL'Evangile selon Pilate s'organise en deux parties. Dans la première, Yéchoua raconte de manière rétrospective sa vie, la découverte de son destin particulier, son incrédulité et ses doutes quant à la mission dont il est investi. Ce récit est d'autant plus touchant qu'il est fait depuis le jardin des Oliviers alors que Yéchoua attend qu'on vienne l'arrêter pour le condamner.
La seconde partie se veut un échange épistolaire entre Pilate et son frère. Même si le dispositif narratif est plus que bancal (en fait d'échange, un seul épistolier écrit et ses lettres contiennent tant de dialogues qu'elles n'en sont plus vraiment), le plaisir du lecteur est encore au rendez-vous car on suit les interrogations de Pilate qui ne croit pas en la résurrection de Yéchoua et qui donc enquête pour percer ce mystère. Il fait part de l'avancée de ses investigations à son frère avec lequel il partage ses doutes, ses espoirs, ses déceptions. Ces lettres montrent ainsi un homme en pleine réflexion, un homme que la réalité conduit à abandonner peu à peu ses convictions pour devenir un autre.

Alors que la religion n'est pas l'un de mes sujets de prédilection, j'ai vraiment eu plaisir à lire ce livre. J'ai retrouvé avec bonheur le style tantôt poétique tantôt humoristique de Schmitt et j'ai aimé la construction de ce récit qui propose deux points de vue différents mais tout deux inouïs de la vie, la mort, la résurrection du Christ. J'ai surtout été touchée dans la première partie par cet homme qui attend la sentence de ceux qui ne le comprennent pas. Paradoxalement, les deux narrateurs, Yéchoua et Pilate, se ressemblent malgré leurs divergences car tous deux sont plongés en plein doute, au point que leur manière de penser, d'être, d'envisager la vie et les autres s'en trouve peu à peu modifiée.
Enfin, loin d'être didactique, ce livre est d'abord iconoclaste : aborder un tel sujet est en soi bien audacieux, mais le faire avec dérision voire provocation tout en faisant la part belle à l'émotion était une gageure que l'auteur a relevée haut la main.

mardi 20 juillet 2010

Vacances 1 (car oui, il y aura un 2 !)


Nous partons quelques jours rejoindre une région et des gens qui nous sont chers ... A très bientôt !

dimanche 18 juillet 2010

Du scrap ou mon nombril et moi

Eternelle question concernant le scrap : je montre ou je ne montre pas ? Des copines d'un forum de scrap que je fréquente s'étonnent que je n'aie pas de blog consacré à ce loisir (je dois être la seule du forum, d'ailleurs) et m'encouragent à en créer un : j'essaye mais j'ai bien du mal à le faire vivre car je trouve très nombriliste, voire intime, de montrer ces pages ! Certes, je garde la liberté de ne pas tout montrer mais quand même ... Bref, pour le moment je préfère que le scrap reste une récréation de temps à autre sur ce blog-ci, histoire de varier un peu les billets, sans en faire un sujet important. 
Voici mes deux dernières pages, toutes fraîches d'hier soir, dans deux styles différents. La première est d'apparence très simple car je la voulais peu chargée pour mettre en valeur cette photo que j'aime beaucoup de ma Grande Demoiselle, le lendemain de la naissance de la MiniRikiki.



Le journaling est un mélange de transfert, de tampon et d'écriture ; l'arbre fleuri est fait avec un tampon (le tronc), des fleurs perforées dans du journal, les coeurs de fleurs sont les chutes de trous réalisés avec une perforatrice toute simple :


La deuxième page est très différente car l'atmosphère de la photo n'est plus à la tendresse mais ... aux bêtises ! J'ai choisi deux photos de mes filles en train de faire des grimaces contre une baie vitrée (et la salissant copieusement au passage alors que nous n'étions pas chez nous !). Ca m'a inspiré une page free avec des tâches d'encre sur un papier qui rappelle les cahiers d'écolier :


Je préfère nettement la première page mais ma Grande Demoiselle, bizarrement :-)), préfère la seconde ! 
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samedi 17 juillet 2010

Quand les livres ont des elles # 3


"J'ai reçu ce matin une lettre de George ... Il dit que Corfou est merveilleux. Pourquoi ne pas partir pour la Grèce ?
- Oui, mon chéri, si tu veux, dit Mère dans un moment inattention.
- Quand ? demanda Larry, assez surpris de cette approbation.
S'avisant qu'elle avait commis une erreur tactique, Mère posa sur ses genoux les Recettes faciles d'après Rajputana."

La troisième session de notre défi quandleslivresontdeselles arrive à son terme aujourd'hui avec la publication des billets sur nos lectures surprises ! Pour ma part, j'ai reçu pour cette fois un livre que j'attendais car il s'annonçait plutôt surprenant et je n'ai pas été déçue car, en effet, Ma Famille et autres animaux est un livre hors du commun.

ma_famille_et_autres_animaux_8008733Le narrateur, Gerry, a environ 10 ans quand sa famille décide de quitter la pluvieuse Angleterre pour des terres au climat plus clément : Corfou. Ce ne serait pas extraordinaire si les choses ne s'étaient pas passées telles que dans la citation que j'ai placée en ouverture à ce billet : sur un coup de tête, presque comme on fait un pari ! Le lecteur se rend vite compte que cette famille est particulière, loufoque (même le chien, Roger !) et attachante. Le narrateur nous invite à découvrir la Grèce avec les siens et en effet on s'y croirait tant les descriptions sont fouillées.
Le récit alterne entre vie de famille déjantée et passion grandissante de Gerry pour la zoologie, notamment l'entomologie. Farceur et fantaisiste, l'enfant est à l'origine de bien des déboires et des incidents qui lassent ses frère et sœurs mais amusent le lecteur, comme le fait de loger une maman scorpion avec ses petits dans une boîte d'allumettes qu'il oublie aussitôt sur la cheminée et dont son frère va se servir sans se douter de rien. Sa vie d'enfant n'est cependant pas toujours rêvée car sa mère s'obstine à vouloir lui trouver un précepteur qui le fasse étudier, ce qui ne lui plaît guère, et il en verra défiler plusieurs.

Ce récit autobiographique est à la fois dépaysant et amusant. J'ai cependant eu du mal avec les pages consacrées à l'entomologie et j'avoue avoir préféré picorer des anecdotes ici et là : j'ai trouvé que ce livre se prête bien à la lecture de chapitres isolés, sans forcément suivre l'ordre chronologique, j'ai d'ailleurs ainsi lu certains passages deux fois ! C'est donc un livre qui invite à une lecture buissonnière.   gerald_durrell_1_sized  La prose de Gerald Durrell est littéraire, jolie, imagée et elle contribue grandement au plaisir de la lecture. Elle est également très précise, documentée voire scientifique. Merci pour cette drôle de découverte !

Suivez-moi, nous allons découvrir ensemble ce qu'ont lu mes comparses : Sara, Dan, Gio et Rafafa qui invite Henriette pour cette session !

dimanche 11 juillet 2010

Boîte à déj' # 30

 Voici ma trentième boîte à déj' et ma 10è participation au DBH de Capp' avant la longue pause des vacances : ça tombe bien ces chiffres ronds ! Pour l'occasion, un bentô tout simple comme je les aime :



* un duo concombre / crevettes
* du riz avec de la sauce soja dans la petite boîte verte
* 3 tranches d'emmenthal
* une poire dans la coupelle bleue
* des petits gâteaux à la fraise

RDV à la rentrée pour la suite de ce défi, d'autant que je vais sans doute devoir me préparer 4 bentôs par semaine à partir de septembre !
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vendredi 9 juillet 2010

Little Big Band de LOTHELIER, TIB GORDON et TRISTOON

Voici une bande dessinée que j'ai achetée lors du Festival du Livre et de la BD de ma ville : puisque je me lance (enfin, à mon grand âge !!) dans la lecture de bandes dessinées, j'ai profité de ce salon pour papoter avec un auteur qui a su me séduire (euh, BD-philement parlant s'entend :-)) et qui, pour l'occasion, m'a fait une superbe dédicace : 

 J'ai tardé à en parler ici car je l'avais prêtée à un élève puis à une collègue, qui tous deux ont bien aimé !
Little Big Band est une trilogie, ou plutôt une série , écrite à 6 mains : le thème est commun, le style est proche, mais les histoires sont autonomes.



Dans la première histoire, La Dynastie Monkyz, l'Union des peuples les plus Sympas du cosmos confie une mission de la plus haute importance à deux des siens : trouver l'élu du Bouchon ! Leur quête les mène dans des aventures drôles et surprenantes, au cours desquelles ils croisent des personnages hauts en couleur.
Wolfi Zone est bien différent car, loin des sympathiques extra-terrestres, on est cette fois plongés au cœur du machiavélique plan fomenté par les Démonos qui veulent conquérir la planète Bubulle et vont, pour cela, créer un être qui dévore tout sur son passage et, par conséquent, ne cesse de grossir, de grossir ...
On reste avec les Démonos dans le troisième volet, Monstro Dome, mais cette fois sur leur planète, Néoglobo, où le baron Crapulax revient après 1O ans d'absence ...

J'ai découvert, après avoir lu ces trois BD, qu'elles sont surtout destinées à un public d'enfants de 7 à 14 ans et ... ça m'a donné un coup de jeune car je dois dire que j'ai bien aimé !! Certes, la science-fiction traitée sur un ton humoristique et fantaisiste doit séduire ce jeune public mais je trouve pour ma part que les multiples clins d'œil, notamment cinématographiques (enfin, je crois !), ainsi que la richesse, c'est peu de le dire, des illustrations, la complexité narrative peuvent parfaitement satisfaire un lecteur adulte.


D'ailleurs, des quelques BD que j'ai lues ces derniers mois, c'est la première qui me transporte véritablement dans un autre univers à la fois complexe et attrayant, la première qui m'offre un moment d'évasion et donc qui, pour ces raisons, me séduit.
Histoires et personnages sont déjantés mais l'ensemble n'est pas que léger : jeux sur les mots, dessins sont fouillés. Par ailleurs, je trouve l'ensemble assez pop !
Bref, c'est une lecture très divertissante que je vous recommande ! Je vous invite également à découvrir le site de Tib-Gordon, sur lequel vous découvrirez un peu plus son univers : c'est !
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mardi 6 juillet 2010

Le p'tit plaisir du jour

Encore des framboises dans mon panier  ! Pour changer, je me suis essayée à des muffins framboises / chocolat blanc !

Dans une casserole à fond épais, faire fondre 100 grammes de chocolat blanc (plus si on souhaite un goût plus prononcé) avec 125 grammes de beurre salé. Réserver.
Préchauffer le four à 200°.
Dans une première jatte, mélanger 300 grammes de farine avec une cuillère à café de levure et 120 grammes de cassonade.
Dans une seconde jatte, fouetter 2 œufs dans 20 cl de lait. Intégrer le beurre et le chocolat blanc fondus.Verser en plusieurs fois dans la première jatte en incorporant bien le mélange liquide au mélange solide.
Disposer la pâte dans des moules à muffins puis enfoncer légèrement des framboises sur le dessus. Enfourner 20 mn environ.



Facile et délicieux !