vendredi 13 novembre 2009

Boîte à déj' # 12

Après le bento oublié hier, voici le bento finalement mangé chez moi aujourd'hui, autrement dit le bento inutile mais bien bon tout de même !
Comme je me suis bien amusée à faire une "boîte à goûter" toute jaune pour hier, j'ai essayé de faire un bento orange pour aujourd'hui :



En bas :
* des rondelles d'orange
* des abricots fourrés de morceaux de chocolat noir (oui, encore ! mais c'est si bon ...)
* un physalis
* du riz au lait vanillé (du commerce)



En haut :
* une tartelette au citron
* un demi-pavé de saumon au vinaigre balsamique
* des carottes au citron cuisinées comme cela (clic !)



J'aurais apprécié une petite salade mais je n'avais pas ce qu'il fallait. En même temps, mon estomac était bien rempli après ce repas !

Posted by Picasa

mercredi 11 novembre 2009

Boîte à déj # 11 : mini mais exquis !

Finalement, le maxi bentô dont je parlais dans le post-it n'existera pas car ma moitié a pitié de la journée à rallonge qui m'attend demain et viendra me chercher pour que nous déjeunions ensemble : chic ! Toutefois, je me suis préparé un mini-bentô pour le goûter car il faudra bien que je reprenne des forces si je veux tenir jusqu'au soir. C'est l'occasion de vous présenter le petit bentô dans lequel je mets le goûter que mes filles prennent chez leur nounou. J'ai d'ailleurs négocié âprement pour que la Marmitonne accepte de me le prêter demain !

P1160217

En même temps, je la comprends : c'est vrai qu'il est craquant et sa sœur et elles sont très fières d'avoir un bentô "comme môman".
A l'intérieur, j'ai préparé quelques douceurs dans une dominante jaune censée me donner un peu d'énergie (ahum) :

P1160220

* un carré de chocolat noir entre deux abricots séchés
* dans la petite boîte jaune : deux noisettes et des cranberries séchées à picorer
* une part de tarte aux poires, sauce caramel

Tarte aux poires sauce caramel

Avant de vous en donner la recette, je dois présenter des excuses car je vais en décevoir quelques unes ! En effet, j'avais annoncé un peu tôt une tarte aux poires et caramel au beurre salé mais ... comment dire ... ? il eut mieux valu avoir du beurre salé avant de claironner une telle annonce ! J'ai bien tenté l'expérience avec du beurre et du sel mais je vous déconseille de le faire car le "caramel" obtenu ainsi est tout bonnement immangeable.
Cependant, nous n'y perdons pas au change car cette tarte-ci est fine, légère, parfumée et j'ai bien fait de préparer mon mini bentô avant le dîner car la tarte a été très vite engloutie !

Préchauffer le four à 220°.
Etaler une pâte brisée dans un moule à tarte (beurré s'il n'y a pas de papier cuisson sous la pâte). Peler 4 poires. Les couper en deux. Avec une cuillère à café, retirer le coeur des poires. Les couper en lamelles et disposer celles-ci sur la pâte en les faisant se chevaucher. Idéalement, superposer deux couches de poires, ce sera meilleur ! Saupoudrer d'un sachet de sucre vanillé. Enfourner 40 minutes environ.
Laisser tiédir la tarte avant de démouler.
A feu doux, faire chauffer 50 grammes de sucre roux dans un peu d'eau. Quand ça caramélise, retirer du feu. Mélanger rapidement puis verser lentement sur la tarte (il ne faut pas que le caramel, encore liquide, coule sous la pâte !). Laisser refroidir avant de couper puis déguster.

P1160221

Je ne m'avoue pas vaincue pour autant et je tenterai une tarte aux poires et caramel au beurre salé une autre fois. D'ailleurs, je ne ferai pas simplement un caramel comme ici mais une crème au caramel, tout est dans la nuance !

mardi 10 novembre 2009

Pour le plaisir des yeux : encore et encore !

Cela me fait plaisir de constater que mon premier essai de maki colorés vous a plu ! J'ai fait une petite recherche et grâce à mon ami Go**le, je peux vous faire découvrir ce que de vrais artistes font : cela s'appelle des kazarimaki !

kazarimaki1

kazarimaki2

kazarimaki3 kazarimaki4 kazarimaki5

Impressionnant, n'est-ce pas ? J'ai emprunté ces images à deux sites japonais : là (clic !) et là (re-clic !).

dimanche 8 novembre 2009

Pour le plaisir des yeux

Que faire avec du riz coloré ??

P1160120

de jolis maki, évidemment ! Comme c'était une première pour moi, le résultat n'est pas encore parfait : dans le principe, ce n'est pas compliqué mais cela demande une dextérité qui ne m'est pas naturelle et qui nécessite donc un peu d'entraînement !

Cuisson et coloration du riz

Préparer 3 casseroles pas trop grandes. Rincer 200 grammes de riz blanc puis le verser dans la casserole A avec 40 cl d'eau (la recette originale préconise 30 cl mais je trouve qu'ensuite l'eau est absorbée si vite que le riz cuit mal - à vous de voir, en fonction de votre mode de cuisson sans doute). Renouveler l'opération avec la casserole B.
Rincer 200 grammes de riz rose (j'utilise celui-ci (clic !), qui, une fois cuit, est plus rouge foncé voir brun que rose, d'ailleurs) puis le verser dans la casserole C avec 40 cl d'eau.
Couvrir les casseroles et porter à ébullition. Dès les premiers bouillons, baisser le feu au minimum, découvrir en partie les casseroles et laisser cuire environ 15 minutes en remuant de temps en temps. Au début de la cuisson, ajouter 2 à 3 cuillères à café de curry à la casserole A et quelques gouttes de colorant alimentaire bleu à la casserole B.
Juste avant la fin de la cuisson, dans une quatrième casserole, dissoudre 3 cuillères à soupe de sucre dans 6 cuillères à soupe de vinaigre de riz et une cuillère à café et demi de gros sel. Quand ce mélange est uniforme et chaud, le répartir dans les 3 casseroles de riz. Mélanger.

Pour réaliser des makis colorés
Prise dans le feu de l'action, je n'ai photographié les étapes que d'une seule sorte de maki, celle qui se trouve au premier plan ici :

P1160140

Mouiller le bout des doigts et déposer une étroite ligne de riz jaune sur une feuille de nori en veillant à laisser un peu d'espace au bord :

P1160122

Rouler la feuille en serrant bien

P1160123

Couper proprement l'excédent de nori. Enrouler le rouleau de riz jaune dans du film alimentaire en serrant bien (la difficulté est d'obtenir un rouleau régulier) et le placer au réfrigérateur quelques minutes.

Reprendre l'excédent de la feuille de nori précédente. Mouiller ses doigts et y déposer une bande de riz rose, deux fois plus large que la précédente

P1160124

Sortir le rouleau jaune du réfrigérateur, retirer le film alimentaire délicatement et déposer ce rouleau sur le riz rouge :

P1160125

Humidifier légèrement la feuille de nori sur une bande d'environ 1 cm de large juste au-dessus du riz rose puis rouler la feuille en serrant bien. Couper l'excédent de nori, placer le rouleau dans du papier alimentaire et réserver quelques minutes au réfrigérateur.

Prendre une nouvelle feuille de nori et y déposer une large bande de riz bleu en veillant à laisser un bord vide :

P1160126

Sortir le rouleau de riz jaune et rose du réfrigérateur, retirer le film alimentaire et le déposer sur le riz bleu :

P1160127

Après avoir humidifié une bande de nori juste au dessus du riz bleu, former un rouleau en serrant bien. Placer dans du film alimentaire puis au réfrigérateur quelques minutes.

Mouiller la lame d'un couteau bien tranchant et couper les bouts du rouleau obtenu puis couper en tronçons.

S'amuser à recommencer en variant les combinaisons de couleurs !

P1160159

Déguster avec de la sauce soja.
Gustativement, du riz + du riz + du riz, ce n'est pas ce qu'on fait de plus transcendant !!! Là, je voulais juste m'essayer à ces combinaisons de couleurs mais je compte bien récidiver en variant les ingrédients.

Devinette


A quoi ai-je donc bien pu m'amuser avec cette originale palette de couleurs ?

samedi 7 novembre 2009

Vie et mort en quatre rimes d'Amos OZ

"(...) l'auteur en a par-dessus la tête de ses artifices : (...) il n'écoute plus et laisse vaguer ses regards sur la salle, dans l'espoir de distinguer une physionomie amère, sensuelle ou misérable, saisir l'instant où des jambes se décroisent et se croisent, remarquer une mèche blanche rebelle, capter un visage exalté, crispé par la concentration, repérer un filet de sueur s'enfonçant dans le creux des seins."

vie_et_mortAu début du récit, "l'auteur" s'attable dans un café pour tuer le temps avant une lecture publique qui lui est consacrée. Il observe la serveuse et laisse vagabonder son esprit : il lui invente un nom, une vie. Il fera de même avec deux autres clients venus s'installer près de lui et lors de la soirée littéraire, lassé de répondre aux sempiternelles mêmes questions sur son métier et d'écouter décortiquer son œuvre, il inventera noms et existences à un jeune homme aperçu dans le public, à la femme venue lire des extraits de son œuvre, au spécialiste de littérature ...

Très vite, la fiction prend le pas sur la réalité, enfin, sa réalité de personnage fictif, à moins que cet auteur sans nom ne soit, comme on peut le soupçonner, une part de l'auteur réel, Amos Oz. La tentation est grande en effet d'envisager ce récit comme l'expression d'une vérité de cet écrivain israélien mais ce n'est pas là l'essentiel.

Le récit est divisé en courtes sections qui font alterner les vies imaginaires de ces personnes issues de l'environnement réel de l'auteur fictif et transformées en personnages par ses soins, puis, lorsque l'auteur décide de faire un bout de chemin avec la lectrice de son œuvre, cette réalité s'ajoute à ce qu'il imagine.

La mise en abîme est ainsi érigée en principe d'écriture, au point que parfois le lecteur ne sait plus bien à quel univers appartient ce qu'il lit. Ce parti pris donne une grande liberté à Amos Oz puisque le double qu'il s'est construit casse l'image du grand écrivain amosoz dont l'esprit supérieur lui fait mener une vie qu'on pourrait imaginer brillante. Bien au contraire, ce personnage d'auteur est relativement pitoyable, parfois creux, et c'est justement ce qui m'a posé problème. Autant j'ai aimé ce personnage d'écrivain qui, partant de choses insignifiantes, invente des histoires très élaborées, autant dès qu'il ne crée plus mais vit, je me suis ennuyée avec lui dans ses errances.
C'est un drôle de livre, en somme, et j'ai bien du mal à décider si je l'ai aimé ou non : j'ai pensé à l'abandonner en cours de route mais je n'ai pas pu, ce qui me laisse à penser que je l'ai apprécié, mais j'ai quand même eu du mal à adhérer. J'aime beaucoup le titre, j'aime la couverture choisie par l'éditeur, j'aime cette dialectique entre le génie créateur et le personnage misérable ... mais je n'ai pas été captivée . A vous de lire ce roman et de me dire ce que vous en pensez !

Quand un écrivain invente un écrivain qui invente ...

vendredi 6 novembre 2009

Boîte à déj # 10

Petit choc des cultures avec ce bentô du vendredi dont le plat principal est alsacien ! Dans le compartiment du haut, en effet, se trouve un bibeleskäs, c'est-à-dire à droite des pommes de terre poêlées avec au milieu un cercle de lardons fumés et à gauche du fromage blanc simplement salé et poivré. En principe, on ajoute au fromage blanc de l'ail, du persil, de petits oignons mais j'ai craint l'odeur persistante et j'ai préféré éviter !



Dans le compartiment du bas,
* au milieu des makis de courgettes avec du fromage de chèvre frais, mélangé à une cuillère à soupe d'huile d'olive puis roulé dans des graines de sésame doré
* à droite, un flan au caramel
* à gauche, des dés de mangue

C'était bon mais pour la première fois, j'ai eu faim tout l'après-midi !

~°°~Enfin, enfin ! Une petite mise à jour s'imposait et vous retrouverez dorénavant facilement les articles proposant des bentôs grâce à la rubrique ajoutée sur ce sujet dans la colonne de droite ! Je réfléchis en outre à la manière d'indexer le contenu de mes bentôs pour référencer les petits secrets de fabrication que je vous livre à chaque fois (ou presque !) avec. ~°°~

Posted by Picasa